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L'accompagnement corporel

Rosalie Evelyn a grandi à Fort de France en Martinique.
L’obtention de son baccalauréat littéraire avec mention  lui permet de s’exiler à Paris pour suivre des cours de psychologie à la Faculté. Quotidiennement, elle s’exerce à la danse classique, une passion qui la poursuit depuis l’âge de dix ans et qui est par ailleurs son premier terrain d’observation des corps en souffrance. À la fin de ses études, elle s’intéresse aux contractions musculaires, aux tensions de toutes sortes et devient très rapidement l’entraîneur sportif de plusieurs danseuses

professionnelles. Le bouche-à-oreille et les miracles accomplis en termes de souplesse et de bien-être apporté ne restent pas sans échos. Des particuliers  entendent parler de ses bienfaits et se l’arrachent. Pourtant, son désir de d’explorer en profondeur «  les dessous du corps » la pousse à s’inscrire de nouveau à l’université de la Sorbonne ou elle passe avec succès un Master en art Thérapie. Ses observations personnelles et le savoir transmis lui permettent de construire les bases d’une thérapie nouvelle basée sur l’empreinte de la respiration sur le corps. Entre deux séances, elle collabore  également avec des médecins et des psychologues à la préparation du livre « la cinquantaine au top »qui sort en 2002 Sa rencontre avec  Michelle Fitoussi quinze  ans auparavant la pousse à écrire son premier livre « Accord parfait », il paraît en 2003. S’en suit un autre ouvrage « histoire de vie, histoire de corps » en 2007. En  2004, elle installe son cabinet 3 rue de Berri dans le huitième arrondissement de Paris. Simultanément elle travaille sur les troubles liés au comportement alimentaire dans la clinique de Montévidéo à Boulogne, à  l’hôpital américain à Neuilly-sur-Seine et avec Sophie Reverdi directrice de « Smart and Light » une organisation spécialisée dans l’obésité établie en Tunisie. En 2008  elle crée son site Internet et s’apprête à écrire un nouveau livre. Il traitera des liens qui unissent les traumatismes du corps à l’histoire collective (shoah, génocide cambodgien et rwandais, esclavage).

«  J’ai face à moi un corps qui lutte , qui se défend, qui tremble qui rougit, qui sue, mais qui peu à peu se décharge et s’apaise. (…)C’est en partageant mes expériences avec des psychologues, des psychiatres, des médecins généralistes, des nutritionnistes et à travers mes différentes lectures psychanalytiques que j’ai saisi l’importance de l’écoute du corps dans ses zones non mobiles.(…) Le corps est à la fois l’origine de la formation de l’individu mais il est surtout l’interprète de son histoire. Je ne traduis pas la psyché mais les sensations  de chaque personnes. J’observe comment chacun accueille les troubles de son corps, et j’adapte ma thérapie.»
                                                      Rosalie Evelyn

http://www.rosalievelyn.com/

La thérapie du corps.

La thérapie est un procédé de conditionnement et de déconditionnement adopté face à un trouble comportemental pour tenter de le soigner. Le comportement se rattache à la manière de se comporter. Se comporter détient en son sein deux notions : « com » qui  en latin signifie « avec » et « porter » qui désigne le fait de « soutenir le poids de ».
Ici le travail proposé consiste à soulager son corps du poids des choses.

 

Le rôle de la respiration.

Pour certaine thérapie, on utilise la parole. Ici le langage adopté est celui du corps.  Il s’agit d’abord de comprendre la mise en place et le développement d’un processus simple, un acte à la fois inconscient et inéluctable : le fait de respirer. Ce mouvement spontané décrit à lui seul une part importante de notre intimité. À la fois par les tensions, les peines et les retenues qui s’y cachent mais aussi parce qu’il est la représentation directe de la relation profonde que l’on entretient avec le monde. L’exemple le plus frappant est « l’étouffement volontaire ». Les sensations comme le stress, la peur où les interdits entraînent fréquemment une mauvaise gestion vis-à-vis de l’air qui rentre ou qui sort. Ce trop plein chez certains, cette carence chez d’autres s’inscrit peu à peu dans le comportement, bouleverse le rythme originel de la respiration et marque durablement l’organisme de chacun. Conditionner le corps à respirer convenablement revient à le soulager du poids des sensations mal maîtrisées qui trop souvent l'accablent.
Si le mécanisme pulmonaire est la source du mal qui ronge les corps, il s’avère  un excellent remède à toutes les peines qui se sont transformées, au fil des années, en tensions et en raideurs.

Analyse de la mobilité et importance du mouvement.

La base de la thérapie consiste à rechercher la dynamique du corps depuis son origine. Pour se faire il faut tout à la fois quérir le rythme qui le compose, décoder les tensions qu’il loge et s'accorder à la personne qui se trouve en face.
La mobilité lors des séances est donc primordiale. Les mouvements pratiqués visent à récupérer une souplesse oubliée, celle qui accompagnait chacun de nos gestes lors de la prime enfance. Ces exercices ne se font pas dans la force, ou du moins pas dans la force telle qu’on l’entend habituellement. La puissance utilisée ici est celle de l’air maîtrisé. Certes, le geste est important, l’air qu’il abrite l’est encore plus.... En effet, irrigué de toute part le corps reconstruit les processus naturels d’ouverture et de fermeture, d’enroulement et de déroulement, de flexion et d’extension qui composent son arc réflexe. Une attention particulière est portée sur l’assise, l’ancrage, l’allure, les différentes zones à alléger et les ceintures pelviennes et scapulaires.
Irrigué de toutes parts le corps se cabre : pleure, tremble, sue, rougit, mais se libère de tout ce qu’il renferme à travers son histoire et sa perception du monde et arrête de « soutenir le poids de » par un comportement inhabituel mais naturel.

L’obésité.

L’obésité se caractérise par une accumulation anormale ou démesurée de graisses corporelles. Cette pathologie qui nuit à la santé entraîne notamment chez le patient un rapport conflictuel à l’image qu’il renvoie.

L’importance de la perception de son corps chez l’obèse.

L’obèse fait de son corps à la fois le support mais aussi le contenant de tous ses rejets. Pour oublier ce phénomène, le patient se meut le moins possible et l’air censé pénétrer chaque recoin est concentré en hauteur sans désir profond de circuler. D’après Rosalie Evelyn, thérapeute psycho corporelle, il faut réapprendre à respirer pour avoir une véritable emprise sur la dynamique  de la digestion excessive qui entraîne le corps dans une souffrance sans fin. En effet, ce mouvement d’air spontané décrit à lui seul une part importante de notre intimité. À la fois par les tensions, les peines et les retenues qui s’y cachent mais aussi parce que ce réflexe est la représentation directe de la relation profonde que l’on entretient avec le monde. La base de la thérapie : lâcher prise et maîtriser son corps.  La pratique de la mobilité irriguée en air est donc indispensable puisqu’il s ‘agit de se réapproprier des sensations naturelles et d’accepter le fonctionnement du corps. Ici, préparer l’obèse à une pratique nouvelle en douceur: le mouvement, la mobilité, la motricité est une priorité.
À tout de suite chez Smart and light, on s’occupe de vous !

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